Le 10 septembre sera une date clé pour les fans de «Babylon Berlin». Ce jeudi-là, l'ARD Mediathek mettra en ligne en une seule fois les huit épisodes de la cinquième et dernière saison. Das Erste suivra neuf jours plus tard : le 19 septembre, les épisodes un à quatre seront diffusés à partir de 20h15, et le 25 septembre, les épisodes cinq à huit prendront l'antenne à partir de 22h20. C'est ce qu'indique l'annonce de programme de l'ARD.
Un dossier disparu
La saison couvre une période courte, mais aux conséquences considérables. Elle débute le 30 janvier 1933, lorsque le président du Reich Hindenburg nomme Adolf Hitler chancelier du Reich, et s'achève fin février. «Il n'a fallu que quatre semaines pour éliminer la démocratie parlementaire, qui existait pourtant encore malgré les décrets présidentiels», explique le réalisateur Achim von Borries. «L'opposition a été interdite et les droits fondamentaux suspendus. Des dizaines de milliers de personnes se sont alors retrouvées dans des camps illégaux, et les SA ont été armées et transformées en police auxiliaire.»
Charlotte Ritter est cette fois au cœur de l'intrigue. Elle enquête sur une série de meurtres d'anciens soldats du front, dont les traces remontent à 1918. Un dossier disparu jette une nouvelle lumière sur le passé de Hitler en tant que soldat lors de la Première Guerre mondiale, et quiconque le recherche n'hésite pas à tuer, comme l'indique l'annonce. Puis Gereon Rath disparaît sans laisser de traces.
Des visages familiers et de nouvelles recrues de renom
Volker Bruch et Liv Lisa Fries reprennent leurs rôles de Rath et Ritter, et l'intrigue s'inspire librement des motifs du roman «Märzgefallene» de Volker Kutscher. Benno Fürmann, Lars Eidinger, Hannah Herzsprung, Christian Friedel, Fritzi Haberlandt, Godehard Giese, Jördis Triebel et Martin Wuttke font également leur retour dans la distribution.
Parmi les nouvelles recrues figurent notamment Clemens Schick dans le rôle de Hitler, Devid Striesow dans celui de Göring et Ulrich Noethen dans celui du Dr Forster. Achim von Borries, Henk Handloegten et Tom Tykwer sont à nouveau responsables du scénario et de la réalisation.
Un bilan en chiffres
Ce qui a été accompli en dix ans peut se quantifier. Christoph Pellander, directeur général d'ARD Degeto, évoque 533 jours de tournage sur plus de 500 lieux de tournage, plus de 400 actrices et acteurs, 17 000 figurantes et figurants, et 2 046 collaborateurs. «Derrière chacun de ces chiffres se cachent passion, courage et une performance collective impressionnante», déclare Pellander.
Christine Strobl, directrice des programmes de l'ARD, rappelle que la série a été lancée comme la première collaboration entre audiovisuel public et streaming à vocation internationale. Les résistances ont été nombreuses, dit-elle : «C'était un effort considérable, et il en valait la peine.» Le producteur Uwe Schott chiffre le succès international à des ventes dans plus de 140 pays.
Ce qui accompagne encore la finale
La fin de la série ne vient pas seule. Le 10 septembre également paraît «Babylon Berlin - Die Doku» dans la médiathèque ; Das Erste diffusera le film de Christian Jakob le 21 septembre à 23h35. La série de podcasts «Haus Vaterland», composée de cinq épisodes de 53 minutes chacun, sera disponible dès le 3 septembre sur ARD Sounds.
S'y ajoute en septembre le jeu d'aventure «Eine Nacht im Moka Efti - Eine Babylon Berlin Story» sur Steam, développé au SWR X Lab en collaboration avec Achim von Borries. Un making-of consacré à la saison finale sera également disponible dès septembre dans la médiathèque.




